• Broodthaers à la Monnaie de Paris

    Broodthaers à la Monnaie de Paris

    « Une fiction permet de saisir la vérité et en même temps ce qu’elle cache » Marcel Broodthaers, Communiqué de presse, Documenta 5, Kassel, juin 1972. Après avoir montré au public la Chocolate Factory de Paul McCarthy, la Monnaie de Paris présente actuellement une exposition consacrée à Marcel Broodthaers (1924 – 1976), artiste belge à l’œuvre protéiforme qui a largement participé au tournant artistique des [&hellip

  • « Peau de vache » : loin du coup de génisse

    « Peau de vache » : loin du coup de génisse

    Chaque lundi, jusqu’au mois d’août, le Théâtre des Déchargeurs accueille un spectacle à l’initiative louable : « Peau de Vache » de Céline Naissant. Ouvertement militante, celle-ci tente de conduire le public à une réflexion sur le traitement des animaux, notamment dans la grande distribution. Une partie des bénéfices de la musique du spectacle est d’ailleurs reversée à l’association éthique et animaux L214. [&hellip

  • « Les Bas-fonds du Baroque » ou les sombres dess(e)ins de la dépravation

    « Les Bas-fonds du Baroque » ou les sombres dess(e)ins de la dépravation

    Provocante, fastueuse, lumineuse. Tels sont les premiers mots qui émergent face à la créativité du scénographe italien Pier Luigi Pizzi, engagé pour sublimer les galeries du Petit Palais. Pourtant, passé le vestibule et sa grandiloquente mise en scène, obscure est le terme qui s’impose à l’évidence. Et ce, au sens propre comme au figuré. Plongé dans la pénombre, on déambule parmi [&hellip

  • Mélancolie, paillettes et « Music-Hall »

    Mélancolie, paillettes et « Music-Hall »

    Fondue dans un rideau rouge aux milliers de paillettes, Jacques Michel est une femme superbe. Seul en scène, il incarne une danseuse de revue d’un certain âge, imaginée par Jean-Luc Lagarce. Elle raconte son expérience avec précision, détails et plaisir : sa façon d’entrer en scène, les problèmes techniques rencontrés à de multiples reprises, comment y remédier avec ses « boys », les [&hellip

  • Des corps déglingués, « Bistouri » et « Dans l’atelier »

    Des corps déglingués, « Bistouri » et « Dans l’atelier »

    De passage à Paris, les marionnettes de Tof Théâtre se sont installées pour deux spectacles sans parole au Tarmac : « Bistouri » et « Dans l’atelier ». Le premier se déroule dans une sorte de tente pour réfugiés transformée en ce qui ressemble autant à un bloc opératoire qu’à un vieux garage abandonné, tant le bric-à-brac entassé réduit l’espace. Le spectateur va suivre [&hellip

 

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Broodthaers à la Monnaie de Paris
/ 23 mai 2015 18 h 52 min

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« Peau de vache » : loin du coup de génisse
/ 12 mai 2015 18 h 28 min

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« Les Bas-fonds du Baroque » ou les sombres dess(e)ins de la dépravation
/ 5 mai 2015 15 h 46 min

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Mélancolie, paillettes et « Music-Hall »
/ 29 avril 2015 23 h 20 min

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Des corps déglingués, « Bistouri » et « Dans l’atelier »
/ 19 avril 2015 12 h 32 min

Des corps déglingués, « Bistouri » et « Dans l’atelier »

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/ 17 avril 2015 11 h 23 min

Etrange plus qu’inquiétant ou brutal

« Oh putain ! » Eirik (Daniel Delabesse) et Berg (Laurent Sauvage) viennent de découvrir leur père décédé dans son fauteuil. Désemparés, les deux frères sont honteux de n’avoir pas été auprès de lui pour son dernier souffle. Pris dans la panique, ils errent dans l’appartement du défunt et tombent sur divers indices qui, rassemblés, dessinent un homme différent de celui qu’ils connaissaient [&hellip

« L’école de Lingnan. L’éveil de la Chine moderne » : quand à l’onirisme succède l’ébranlement
/ 16 avril 2015 11 h 28 min

« L’école de Lingnan. L’éveil de la Chine moderne » : quand à l’onirisme succède l’ébranlement

Il était une fois, l’école de Lingnan et ses trois fondateurs : Gao Jianfu (1879 – 1951), Chen Shuren (1884 – 1948) et Gao Qifeng (1889 – 1933). Des artistes à la fois pétris de tradition, profondément novateurs et révolutionnaires. De leur art et de leur enseignement, naîtront des ateliers destinés à former la nouvelle génération artistique chinoise ; car leur dessein [&hellip

Un plaisir tout en désuetude
/ 11 avril 2015 11 h 18 min

Un plaisir tout en désuetude

La première minute est effrayante : au lever de rideau, on est plongé dans les tréfonds immémoriaux que représentent pour nous le milieu du XXe siècle : musique, décors en carton, paroles frivoles, difficile de faire plus désuet. Puis, dès la deuxième minute on est conquis : tout n’est en fait qu’humour et le côté vieillot complètement assumé ajoute une [&hellip

« 20 Novembre », compte-à-rebours macabre
/ 9 avril 2015 17 h 42 min

« 20 Novembre », compte-à-rebours macabre

Le 20 novembre 2006, après plusieurs années de préparation, Sebastian Bosse se rend dans son lycée et tire sur des personnes au hasard. Le jeune homme sera le seul à mourir. Avant de passer à l’acte, ce dernier aura pris soin de diffuser des vidéos ainsi que son journal intime sur internet. De la production mentale de Bosse, Lars Norèn [&hellip

« La Révolte » ou la vie
/ 8 avril 2015 23 h 28 min

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Depuis son XIXe siècle natal, « La Révolte » d’Auguste Villiers de l’Isle-Adam nous crie toute sa modernité flamboyante au visage, grâce à la mise en scène toute en tension de Marc Paquien. De prime abord, rédigée comme une critique de la bourgeoisie financière de son époque, la pièce s’avère représenter le sursaut de vie d’une épouse, portée par Anouk Grinberg, femme [&hellip

La vie en noir ou blanc d’Hinkemann
/ 6 avril 2015 14 h 08 min

La vie en noir ou blanc d’Hinkemann

Hinkemann est une pièce d’Ernst Toller aux forts accents autobiographiques. Comme lui, le héros incarné par Stanislas Nordey est mutilé de la Grande Guerre. « Elle a fait de moi son ennemi », écrira l’auteur. Hinkemann aussi ne supporte plus la vision de la souffrance, la torture est devenue pire qu’un meurtre. Chez lui, dans une sorte de masure, il a retrouvé [&hellip

« Innocence », un non sens
/ 3 avril 2015 13 h 58 min

« Innocence », un non sens

Dans « Innocence », de multiples histoires s’intercalent. Fadoul (Bakary Sangaré) et Elisio (Nâzim Boudjenah) sont immigrés clandestins. Quand ils regardent la mer, ils voient leur avenir, jusqu’au jour où celui-ci est perturbé par une femme en train de se noyer. Ils n’osent pas la secourir, ni même l’emmener à l’hôpital : si on leur pose des questions, ils risquent de se faire [&hellip

Danser contre l’oubli, « Dancefloor Memories »
/ 2 avril 2015 19 h 01 min

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De nos jours, Pierre et Marguerite Delorme fêtent leurs noces de camélias, soit 51 ans de mariage. Les souvenirs, des familles brisées par les guerres du XXe siècle, pour Pierre, la leçon principale de cette longévité est qu’il est plus facile de se souvenir du lointain passé que du proche présent. Pierre a une maladie dégénérative, il oublie tout, de [&hellip

Les clandestins : naufrage au cœur de l’horreur humaine
/ 31 mars 2015 12 h 00 min

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  Le cinéma sud-coréen jouit ces dernières années d’un coup de projecteur, lui valant aujourd’hui d’être connu et reconnu à travers le monde. Tenant le pari d’être à la fois exigeant et ambitieux tout en restant populaire, à l’instar du dernier film de Shim Sung-Bo : Les Clandestins. Les Clandestins, candidat à l’oscar du meilleur film en Corée du Sud, est le [&hellip

Comment sortir de cette Schitz ?
/ 26 mars 2015 17 h 41 min

Comment sortir de cette Schitz ?

Comme la famille Schitz pourrait être n’importe quelle famille, la scénographie représente n’importe quel endroit : est-ce un appartement ? Un chantier ? Une salle de mariage ou de conférence ? Tout cela à la fois : c’est une place publique pour des émotions atroces distillées en dialogue, danse ou chanson façon cabaret glouton. La famille, ce sont deux obèses qui ne savent pas quoi [&hellip