Ciné / TV — 5 mars 2012 7 h 00 min

Lundi – Martha Marcy May Marlene

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Quatre prénoms pour une seule femme, c’est lourd à porter.
Derrière chacun de ses prénoms se cache une histoire. Une vie même.

L’éblouissante Elizabeth Olsen a été, est et sera chacune de ces femmes.
(NDLR : oui oui, Olsen, les soeurs Olsen, ce sont ses grandes soeurs).

« S’enfuir d’une secte.
Retrouver sa famille.
Se reconstruire. »

Le schéma du film semble simple. Mais c’est sans compter sur le traumatisme vécu.
Et progressivement, un nouveau cheminement nous apparaît.
Limpide certes, hélas sans dénouement possible.

« Quitter sa famille.
Retrouver ceux que le sang nous fait appeler famille.
S’enfoncer.
Se disloquer.
Perdre pied. »

Perdre pied. Perdre tous ses repères.
Vivre le mal. Vivre avec le mal. Revivre le mal.
Et finalement céder. Lâcher prise.

Sean Durkin (Two Gates of Sleep, Afteschool, Mary Last Seen, …) nous fait plonger dans la terreur (en apnée bien sûr, n’espérez pas respirer pendant ce film !)
Et pour contraster au mieux avec cette terreur, quoi de plus efficace qu’une nature rayonnante ?
L’innocence des décors champêtres. Le calme des étendues d’eau.

Et pourtant, malgré ces magnifiques images, le jeu d’acteur saisissant d’E. Olsen, personne à la sortie de la salle n’ose prononcer le désormais facebookien « J’aime ! », tant ce film éprouve le spectateur, tant il lui demande, tant il exige de lui.

Réalisé par : Sean Durkin
Avec : Elizabeth Olsen, John Hawkes, Sarah Paulson

Bande annonce (VOST) :

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Pierre JacobAuteur : Pierre Jacob (66 Posts)

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