Théâtre — 29 juillet 2012 10 h 14 min

NAVA 2012 – « Car tu es poussière » de Pinter

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Le festival NAVA (Nouveaux Auteurs dans la Vallée de l’Aude), est l’occasion de découvrir des textes presque inédits, dans un cadre insolite. Le 27 juillet 2012, une nouvelle traduction de « Car tu es poussière » d’Harold Pinter était donné à Limoux dans l’abside d’une ancienne église aujourd’hui transformée en musée du piano.

La pièce met en scène un homme et une femme, chez eux, de part et d’autre de la scène. Elle l’a trompé. Il essaye de comprendre. Ce dialogue « anodin », aux accents pasoliniens, devient alors prétexte à d’autres découvertes que l’on comprendra avoir été inspirées à travers le prisme traumatique de la seconde guerre mondiale.

Dans ce qui est raconté, on ne sait rapidement plus ce qui est réalité ou fiction. Alors pris dans une spirale de folie douce, entraînante, de ce couple à la dérive en recherche d’un récif auquel se raccrocher. La mise en scène fait l’économie de mouvements au profit d’une tension palpable entre les deux personnages.

Le texte est accrocheur, lancinant et hypnotique. Bien que très clair, les mots nous entretiennent dans un voyage embrumé de souvenirs mystérieux dans un monde aux accents imaginaires, où la demi-absence de la femme laisse la possibilité au spectateur d’extrapoler l’échange dans des sphères invisibles.

On assise à la « refragmentation » de souvenirs dans notre société de l’oubli. Une pièce fine où les personnages semblent pouvoir à tout moment sombrer dans une démence, inquiétante, et pas seulement pour eux…

« Car tu es poussière » de Harold Pinter

Tournée :

  • En projet de création pour 2013-2014

Avec : Anne Loiret, Jacques Allaire

Mise en scène : Séphane Laudier

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Hadrien VolleAuteur : Hadrien Volle (194 Posts)

Un peu, beaucoup, passionnément théâtre. Observateur de la vie, des comédiens et des oiseaux. Les feuilles mortes sont ses amies. N'aime ni ne déteste rien de ce qu'il n'a pas vu ou étudié. L'esprit d'un Saint-Thomas moderne en somme. Bonjour.

 

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