Archives de la catégorie : Théâtre

/ 3 avril 2013 9 h 00 min

Oh les beaux jours – Quand Frot magnifie Beckett (et réciproquement !)

« Ca que je trouve si merveilleux », ou encore « (Sourire.) Le vieux style ! (Fin du sourire.) ». Un peu comme le « I would prefer not to » bartlebien, deux exemples d’épanadiploses (ou presque) que nous offre Beckett dans son incroyable « Oh les beaux jours ». « Oh les beaux jours » (titre original : Happy Days), est à l’origine écrite en anglais par Samuel Beckett

/ 29 mars 2013 9 h 39 min

Arditi chante sous la pluie au Théâtre Edouard VII

  « Comme s’il en pleuvait », Pleuvait quoi ? des billets, des euros, de l’oseille, des biffetons, de l’oseille, Sur ? Bin sur Evelyne Buyle (Laurence) et Pierre Arditi (Bruno), Sur ce modeste couple de gauche, qu’ils campent à ravir, Sur le petit salon de leur appartement du XVème arrondissement, Pour ? Ma foi, pour une belle comédie de mœurs qui

/ 24 mars 2013 12 h 56 min

«Desperate Housemen» (Pas si desperate que ça)

Trois amis aux personnalités différentes, unis autour d’un même thème : la relation Homme/Femme, peu de liens avec la série éponyme et c’est tant mieux. Le show débute avec Jérôme (DARAN), personnage volage mais désespéré depuis sa séparation avec Sophie, passage de relais avec Stéphane (MURAT), idiot romantique et gaffeur à ses heures, et enfin Alexis (MACQUART), doucement misogyne subissant sa

/ 13 mars 2013 9 h 00 min

Collaboration – Pour le meilleur et pendant le pire

Art, guerre, amitié Trois mots qui forment des combinaisons bien aléatoires. Il y avait eu « Inconnu à cette adresse« , où l’espoir avait laissé la place à la faiblesse devant l’appât du pouvoir, et où l’amitié n’avait tenu tête que quelques mois face à la puissance dévastatrice d’une idéologie radicale. « Collaboration » redore quelque peu le tableau de la nature humaine, en

/ 2 mars 2013 10 h 00 min

« Georges Dandin » au Lucernaire

  Dans un décor à la croisée d’une réalisation de Wes Anderson et d’une bande dessinée de Gotlib, Matthieu Penchinat montre un George Dandin sous un jour comique et grotesque, écartant presque le drame que montre cette pièce d’un revers pour n’en garder que le rire. Heureusement, cela marche très bien. Cette histoire de mari cocu dont tout le monde

/ 25 février 2013 9 h 00 min

Kheiron – Libre Education à l’Européen

Kheiron « enseigne » sa Libre Education à l’Européen. C’est plus fun que celle de votre vieil instit’ taciturne. Le jeune homme est provocateur, transgressif, hilarant et chevelu contrairement à ce que les fans de la série BREF pourraient croire !? En effet, si son nom vous dit quelque chose, c’est peut-être parce que vous aviez aperçu son regard lubrique dans la

/ 19 février 2013 9 h 00 min

Ita L. née Goldfeld – Magnifique Hélène Vincent !

  Décidément, le Théâtre du Petit Saint-Martin nous gratifie à chaque fois de pépites théâtrales. Après le succès de la déjantée Doris Darling (article sur Arkult), l’équipe de Jean-Claude Camus nous propose une pièce à l’interprétation d’une justesse bouleversante : Ita L. née Goldfeld, sous les traits de la magnifique Hélène Vincent. Paris, rue du Petit Musc, le 12 décembre 1942.

/ 17 février 2013 23 h 11 min

« Un fil à la patte » dynamique au théâtre de Belleville

En ce moment au théâtre de Belleville se joue « Un fil à la patte », comédie demi-mondaine de Georges Feydeau. La compagnie « Hocemo Théâtre » nous en propose une version prenante, dynamique et très vivante. Lucette Gauthier est une femme libre, forte … Chanteuse de cabaret, elle a une vie délicieuse. Se lève à midi en compagnie de son amant, déjeune et

/ 9 février 2013 9 h 00 min

« Tout est normal mon coeur scintille » et Gamblin irradie à nouveau

Quand la lumière s’allume l’acteur est déjà sur scène. La salle est pleine. La scène est vide. A l’exception donc de Jacques Gamblin et d’un spot de lumière dans lequel, d’ailleurs, il n’est pas. Débute alors un one-man show. Puis le one-man show se fait poétique et très vite la danse vient faire écho à la narration. Gamblin est alors rejoint par deux danseurs

/ 7 février 2013 9 h 00 min

Jeunes et cons : du Punk Rock au Théâtre 14

Sur scène des jeunes, des uniformes scolaires, des cahiers, une bibliothèque et des sonneries marquant début et fin des cours. En quelques bavardages on est dans le bain : nous voici de retour au lycée. Un lycée anglais mais un lycée comme les autres. Adaptation de la pièce dramatique de l’auteur britannique prometteur Simon Stephens. Au cœur de leur débat sans

/ 5 février 2013 9 h 00 min

Le Marquis de Sade libère le Ciné 13 Théâtre

Pierre-Alain Leleu nous propose de partager quelques années de la vie du Marquis de Sade. Texte moderne, avec de nombreux recours aux oeuvres du Marquis, l’interprétation en est parfois déroutante, voire décevante. La mise en scène de Nicolas Briançon, simple et efficace, fait toutefois oublier ces quelques égarements dans le texte et le jeu proposé au public. Le rideau s’ouvre

/ 28 janvier 2013 9 h 00 min

« Candide » déchaîné à la Comédie-Française

Il en revient à chaque lecteur de mettre ses images sur une œuvre littéraire. Surtout lorsque c’est une œuvre incontournable que tous (ou presque) ont lu (au moins au lycée). Pourtant, le regard partagé par Emmanuel Daumas dans cette adaptation est juste et plaisante, une bonne raison de redécouvrir Candide. Le décor est planté dans le salon d’un restaurant des

/ 25 janvier 2013 9 h 00 min

Joël Pommerat, le maître de la lumière à l’Odéon

Comme pour « Ma chambre froide », Joël Pommerat n’utilise pas l’espace conventionnel d’un théâtre. Point de sièges, point de scène. Ces attributs sont remplacés par deux rangées de gradins face à face pour les spectateurs et un espace scénique de plusieurs dizaines de mètres entre les deux comme terrain de jeu(x). Au sens propre comme au figuré, Pommerat déstructure les codes

/ 23 janvier 2013 9 h 00 min

« Tristesse Animal Noir » à la Colline

Avec « Tristesse Animal Noir » d’Anja Hilling, créé au théâtre de la Colline par Stanislas Nordey, on est typiquement dans le théâtre qui nécessite tout un tas d’explications annexes pour être bien apprécié. La pièce se déroule en trois parties, très inégales (heureusement, le meilleur est gardé pour la fin). Dans la première partie, on suit une bande de bobos aux

/ 22 janvier 2013 9 h 00 min

À l’Athénée, on « Attend Godot » avec plaisir

Actuellement, le théâtre de l’Athénée reprend « En attendant Godot » de Samuel Beckett, mis en scène par Bernard Levy. Cette version créée en 2009 dans le même théâtre avait été un succès. De cette pièce de Beckett, Levy extrait et installe la matière poétique. En premier lieu, avec le décor de Giulio Lichtner, sorte d’espace indéfini comme l’apprécie l’auteur. Indéfini mais